Les zeybeks, qui étonnèrent beaucoup les voyageurs européens du XIXe et du début de XXe siècle,  habitaient la côte égéenne. Il reste d'eux un costume bigarré et une danse populaire en Turquie.


Il ne s'agit pas d'un groupe ethnique. Reclus dit que les zeybeks étaient les descendants des premiers conquérants turcs de l'Anatolie et qu'ils constituaient un groupe à part qui se distinguait par ses vêtements bigarrés. Considérés comme turbulents, le gouvernement ottoman avait tenté de les "discipliner" en en faisant des soldats.

Pendant et après la guerre d'indépendance, ils furent complètement assimilés aux autres militaires.

 

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La gravure en noir et blanc qui date de 1862 illustre le récit du voyageur français Moustier : il évoque ces étonnants personnages qui, pour lui, forment une confrérie dont les membres peuvent avoir différentes origines. Lui aussi fut frappé par leur costume. Les coiffes sont hautes, les vestes richement brodées.. Ils portent des armes, sabres et pistolets, dans leur large ceinture.

 

 

Le zeybek assis de la carte postale colorisée datant du début du XXe siècle n'est pas des plus spectaculaires. S'il arbore des armes à la ceinture, son embonpoint le classe plus dans la catégorie des bons vivants que des querelleurs. Au fond, un autre zeybek prépare le café ; à ses pieds, on voit un narghilé. A droite on aperçoit, accroché à un mur, un baglama (instrument à cordes).

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