Lorsqu'on vient de Tekirdag, au nord-ouest de la Turquie, en direction d'Izmir, plus au sud, sur la côte égéenne, il est raisonnable de traverser le détroit des Dardanelles à Éceabat, pour se rendre à Çannakkale, détroit large à cet endroit d'à peine deux kilomètres. 

Un « monument célébrant l'Histoire » élève sa formidable cohorte de combattants à l'entrée de l'aire d'embarquement. Il témoigne de la défense turque face à l'expédition navale franco-britannique, de février à août 1915, dite bataille des Dardanelles, visant à forcer le passage vers la mer de Marmara, pour atteindre  Constantinople [depuis 1930 : Istanbul]. Constatant leur échec, les contingents militaires anglais, français, australiens, néo-zélandais se retirent du théâtre des opérations en décembre 1915 -  janvier 1916, après de lourdes pertes, estimées à plus de cent mille personnes. 

C'est au cours de cette campagne victorieuse que se distingue [1881-1938] le jeune officier de trente quatre ans, Mustafa Kemal, promu pendant les combats, colonel puis général.

Un service de bateaux [Gestaş Deniz Ulasιm] assure, dans les deux sens, toutes les heures, le passage des cars de touristes et des voitures entre Éceabat et Çanakkale. Le coût de la traversée, en 2015, – pour une vingtaine de minutes – est de 35 YTL pour une voiture avec un maximum de sept passagers.

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Les touristes turcs sont nombreux à emprunter ces bateaux, pour se rendre sur le site de Çanakkale, se recueillir devant le Mausolée du cimetière militaire et éventuellement visiter le Musée naval militaire, situé sur le port et, pourquoi pas, admirer la réplique du Nesrut, le mouilleur de mines, qui a pris une part importante dans les combats de 1915. 

Pendant la traversée de menus objets-souvenirs leur sont proposés, pour l'essentiel des porte-clés. À chaque fois on croise le bateau qui traverse le détroit dans l'autre sens.

Des goëlands accompagnent le bateau à chaque passage, d'autant qu'à chaque fois on leur lance de la nourriture, qu'ils attrapent en vol. 

Mais les femmes, toujours très nombreuses, indifférentes au ballet des oiseaux, se contentent de bavarder gaiement entre elles, ou encore de fixer l'évènement grâce au portable.

Enfin, l'on accoste à un des pontons. La promenade touristique peut continuer sur la terre ferme.

JJB, juin 2015