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Catégorie : Villes et villages
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Le Seraskerat (Seraskerlik) était le ministère de la guerre qui est maintenant devenu l'université de Beyazit.

La tour de Beyazıt (appelée aussi tour du Seraskerat), haute de 85 mètres, avec un escalier en bois de 256 marches, fut construite sur l'ordre de Mahmud II d'après les plans de l'architecte Senekerim Balyan (1768 ou 1798?-1833), frère de Kirkor Balyan, en 1828 (Grove Encyclopedia of Islamic Art & Architecture, 2009)

La porte du Seraskérat, qui donnait accès au ministère de la guerre et qui s'ouvre maintenant sur l'université, aurait été dessinée par un architecte français, Auguste Bourgeois (1821-1884), entre 1866 et 1870. Composée d'un arc et de deux tours, elle s'inspire à la fois de l'architecture andalouse (arc en fer à cheval, arabesques…) et de l'architecture ottomane.

Carte postale stéréoscopique, entre 1900 et 1915

Carte postale colorisée, début XXe siècle

Tour du Séraskérat

Istanbul, Tour de Stamboul, Seras Kerat Turm, carte postale envoyée en 1932



Extrait de Isambert, Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'Orient, 1873
"Le Séraskiérat (ministère de la guerre) est situé sur la troisième colline de Stamboul, sur l'emplacement de l'Eski-Sérai, ancien sérai, habité d'abord par Mahomet II après la conquête de Constantinople, et devenu ensuite la résidence des vieilles sultanes. Le Séraskiérat occupe une vaste enceinte dans laquelle on pénètre par deux portes : l'une, du côté du nord, s'ouvre sur une rue qui descend vers la mosquée Yéni-Djami et le pont de la Validèh ; l'autre s'ouvre sur la place de Bajazet, en face de la mosquée du même nom. Une loge grillée est ménagée à côté de cette porte : le sultan s'y place pendant les fêtes qui terminent le Rhamazan. Ces deux portes conduisent dans une vaste cour, où s'élèvent, sans plans réguliers, les bâtiments du Séraskiérat, édifices nouveaux et , sans intérêt. Vers le centre se dresse la haute tour du Séraskierat, qui est le point le plus élevé de Constantinople. Des vigies sont continuellement de garde à son sommet pour signaler les incendies. Les étrangers peuvent y monter moyennant un léger baghchich. On trouve, au sommet de la tour (179 marches), une galerie vitrée circulaire, dans laquelle les gardiens ont établi un petit café, et d'où l'on peut parcourir à l'aise l'immense panorama qui se déroule sous les yeux. C'est la station la plus favorable pour prendre une idée exacte de la topographie générale de Constantinople[...] ; la vue s'étend au loin sur la mer de Marmara, avec les sommités neigeuses de l'Olympe à l'arrière-plan, sur la Corne-d'Or et la Vallée des Eaux-Douces d'Europe, sur les campagnes de la Roumélie dans la direction d'Andrinople, sur le Bosphore, sur Scutari, etc. On voit dans la cour du Séraskiérat un sarcophage de vert antique provenant sans doute des sépultures impériales comme ceux de Sainte-Irène.

 Université d'Istanbul 1988

Photographie, 1988

Tour de Beyazit, 1936

La tour de Beyazit, photographie datée 1936

Vue depuis la tour du Séraskérat (tour de Beyazit), carte postale envoyée en 1900. Editeur Max Fruchtermann, Constantinople


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